Huacachina et Sangalle, deux oasis au Pérou

Les oasis ont toujours été des lieux fascinants. D’abord sur le plan géophysique à cause du contraste qu’elles présentent avec le milieu dans lequel elles se situent. Ensuite parce qu’elles ont toujours joué un rôle primordial dans l’histoire économique et sociale de nombreux pays, s’inscrivant comme des carrefours d’échange le long des routes commerciales. Aujourd’hui, certaines oasis se sont tournées presque exclusivement vers le tourisme. Au Pérou, nous avons eu la chance de découvrir deux oasis très différentes, Huacachina et Sangalle.

L’oasis de Sangalle

L’oasis de Sangalle se situe dans le Canyon del Colca, à environ 6 heures de bus de la ville d’Arequipa. C’est la première oasis que nous avons découvert au Pérou .

Comment arriver à Sangalle

A moins de parcourir le Canyon sur plusieurs jours à pied, c’est généralement depuis le petit village de Cabanaconde que l’on rejoint l’oasis de Sangalle. En provenance d’Arequipa, nous avions opté pour la compagnie de bus Reyna pour rejoindre le Canyon del Colca. Faisant une halte à Chivay à mi-parcours, le bus poursuit ensuite vers Cabanaconde. Peu confortable et sale, il faut aussi accepter d’avoir d’autres passagers pratiquement sur ses genoux durant une petite moitié du trajet car le nombre de passagers dans le bus dépend uniquement du nombre de personnes pouvant être entassées dans le bus…

Huacachina et sangalle

Pour se rendre à Sangalle, c’est à pied que l’on descend au fond du canyon, par un chemin gravillonné d’une dénivelé de près de 1.000 mètres. Après environ 3 heures de marche rendue difficile à cause d’un chemin relativement glissant, on atteint l’oasis. La difficulté de la descente est accentuée par un soleil de plomb. Sur place, il n’y a pas de chemin bien défini ce qui fait qu’une fois arrivé à l’auberge, il n’y pas de réelle possibilité pour explorer l’oasis.

Que faire dans l’oasis de Sangalle

Etant donné que l’on est presque obligé de se cantonner dans le domaine de son auberge, la seule véritable chose à faire à Sangalle est de se reposer de la descente et de préparer sa remontée du lendemain matin. Heureusement, plusieurs auberges disposent d’une piscine, ce qui est loin d’être déplaisant. Il vaut mieux éviter d’effectuer la descente et la remontée le même jour mais privilégier de retourner vers Cabanaconde le lendemain matin, avec un départ très matinal, autour de 6 heures du matin.

Huacachina et sangalle

Hébergement

Lors de notre trek vers l’oasis de Sangalle, nous avions choisi comme hébergement le Paraiso Las Palmeras Lodge pour 20 $ la nuit, avec petit déjeuner composé de crêpes pour partir gonflés à bloc pour la remontée du canyon. L’hébergement est plus que basique puisque la chambre se résume à une petite case au milieu de laquelle est posé le lit. Une étagère complète le mobilier. Il n’y pas d’électricité et la porte se ferme avec un cadenas (qu’il faut emporter). Le soir, le dîner composé d’une soupe et d’un plat de pâtes est offert pour 15 soles.

L’oasis de Huacachina

L’oasis de Huacachina est sans doute celle qui ressemble le plus à l’idée que l’on se fait d’une oasis : d’immenses dunes de sables autour d’un point d’eau, au milieu du désert péruvien. Quelques palmiers complètent le décor. L’oasis de Huacachina est l’étape idéale pour se poser lors d’un circuit dans le sud du Pérou.

Comment arriver à Huacachina

Située à environ 5 kilomètres du centre d’Ica, l’unique moyen de rejoindre l’oasis de Huacachina est de prendre un taxi pour environ 5 Soles. Peu cher, c’est également très facile tant les petits taxis jaunes foisonnent à Ica.

Que faire dans l’oasis de Huacachina

Deux activités prédominent à Huacachina : le sandboard et les tours en buggy.

Nous n’avons pas testé le buggy à Huacachina car nous venions d’en faire à Nazca, sans regret car les buggys sont vraiment nombreux à Huacachina.

Par contre, nous avons largement profité d’être à Huacachina pour parfaire notre technique de surf sur le sable, dont nous avions appris les bases lors de notre tour en buggy à Nazca. Pour les néophytes, l’apprentissage du sandboard ne se fait pas de façon instantanée mais doit se faire progressivement. En fait, il y a trois positions que l’on peut adopter sur la planche et c’est crescendo que l’on passe de l’une à l’autre. La première position à adopter est de se tenir assis sur la planche, les mains en arrière du corps pour guider la descente et freiner en cas de besoin. La seconde posture est un peu plus sensationnelle car l’on se couche sur le ventre sur la planche, la tête la première. Cette fois, ce sont les pieds qui guident et freinent. Enfin, lorsque ces deux techniques sont acquises, vient la position debout. D’abord sur de petits pentes, on prend vite le goût de dévaler des pentes de plus en plus fortes.

Il y a plusieurs loueurs de planches au pied des dunes. Nous n’en avons testé qu’un seul, celui se situant à l’extrémité de l’oasis, là où les buggys s’élancent dans les dunes. Ce petit stand est tenu par un adorable monsieur d’un certain âge qui passe sa journée à bichonner ses planches qu’il loue pour 5 soles / heure. On reçoit une demie-bougie à appliquer avant chaque descente afin d’améliorer la glisse.

Une dernière activité à Huacachina est d’admirer le coucher de soleil depuis le haut de la dune principale. Une fois le soleil parti, on se retourne et on admire alors l’oasis s’illuminer, avec en toile de fond les scintillantes lumières d’Ica.

Huacachina et sangalle

Hébergement

Lors de notre séjour dans l’oasis de Huacachina nous avons opté pour l’Hosteria Suiza. Etant l’un des hôtels les plus réputés de l’oasis, nous nous attendions à un séjour presque idyllique. D’autant que sa localisation, au pied de la plus grande dune et à l’extrémité de l’oasis devait nous assurer un séjour plus calme que du côté des auberges où l’animation règne jusqu’aux petites heures du matin. Malheureusement, il n’en fut rien à cause d’un groupe de jeunes étudiants en voyage scolaire. Par ailleurs, nous n’avons pu profiter de la piscine à cause de la température trop froide de l’eau.

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