De retour d’Indonésie

Pays depuis longtemps rêvé, environ 5 années se sont pourtant écoulées entre le moment où il était clair dans nos esprits que nous devions nous y rendre et celui où nous y avons posé les pieds. D’autres projets et d’autres envies s’étaient immiscés entre nous et cette destination. Désormais, notre rêve est devenu réalité et après quatre semaines à parcourir l’Indonésie, voici venue l’heure d’écrire nos premières impressions en vrac sur ce pays.

Une extraordinaire diversité

Difficile de débuter nos impressions sans évoquer l’extraordinaire diversité qui fait l’une des principales richesses d’un voyage en Indonésie. Alors que nous n’avons parcouru que quatre îles différentes (sur environ 17.000 que compte le pays !), nous sommes réellement marqués par cette réalité sur le pays.

Si la diversité se traduit à plusieurs niveaux, c’est avant tout le fascinant panel de paysages que l’on retient. Entre paysages urbains, volcans, rizières, temples, plages, etc., le spectre de types de choses à découvrir est absolument dense. Et même dans chacune de ces « catégories », la diversité est omniprésente. Ainsi, le volcan Bromo est totalement différent du Kawah Ijen, les plages de Kuta Lombok sont sans rapport avec celles des îles Gili, le temple Tanah Lot est sans comparaison avec le Pura Batukaru, … Et l’on pourrait encore en écrire des lignes entières.

Nous n’avons pas souvenir d’avoir été marqués par une telle diversité dans un de nos voyages précédents. Ainsi, si l’on parvient à résumer parfois (sans pour autant la réduire) une destination à un mot (par exemple : la côte Ouest des USA = les parcs nationaux; la Thaïlande = les temples; l’Afrique du Sud = les safaris; etc), il nous est impossible d’en faire autant avec l’Indonésie.

Entre traditions et modernité

Une autre forme de diversité présente en Indonésie est la profonde coexistence entre traditions et modernité. Cette coexistence est probablement la plus visible à Bali. Ainsi, les rituels hindous qui rythment la vie quotidienne des balinais sont présents jusqu’à Kuta, symbole du tourisme de masse et des dérives qui peuvent l’accompagner.

Un pays où l’on est une star

Nous avons l' »habitude » (d’autant que nous sommes tous les deux blonds) de nous faire photographier lorsque l’on part à l’étranger. Surtout en Asie, cela nous était aussi arrivé en Amérique du Sud. Néanmoins, nous n’avions jamais connu ce phénomène avec l’ampleur que celle connue en Indonésie. Bien que ce ne soit essentiellement arrivé que sur l’île de Java, il nous est également arrivé de nous faire photographier à Bali, pourtant beaucoup plus confrontée au tourisme.

Le photographe indonésien n’a pas de profil type. S’il s’agit très souvent de jeunes adolescents, il s’agit aussi parfois d’adultes. Sa méthode n’est pas toujours franche : soit il demande pour être pris en photo avec nous, et selon le genre de la personne qui le demande on devine souvent aisément avec lequel de nous deux il désire le plus être pris en photo, soit il nous photographie en « toute discrétion ». L’endroit ? Rarement en rue, mais très souvent sur les lieux touristiques, voire sur la plage.

Là où nous avons le plus déchaîné les passions est au temple de Borobudur. Dès l’ouverture officielle du site à 6 heures du matin (nous étions tôt au sommet du temple car nous avions acheté les billets pour pouvoir assisté au lever du soleil), nous avons été littéralement assaillis par les groupes scolaires venus visiter le temple.

Un sentiment de liberté

L’Indonésie nous a également marqués grâce au sentiment de liberté que nous a procuré le fait d’énormément circuler en scooter. Du fait de l’absence de réelles solutions alternatives, il est presque obligatoire de louer un scooter pour explorer les coins et recoins de l’Indonésie. La grande flexibilité que le scooter engendre permet davantage de laisser ses envies rythmer le fil de la journée.

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Millionnaires d’un jour

La première sensation lorsque l’on échange ou retire de l’argent en Indonésie, c’est d’être extrêmement riche. Et pour cause, avec un taux de change où un euro s’échange pour environ 15.000 roupies, on devient facilement millionnaire dans ces conditions. En plus, vu que le billet le plus commode est celui de 50.000 roupies, on possède des liasses de billets qu’il faut pouvoir stocker. Pourtant, notre ressenti au lendemain de ce voyage est que nous avons dû très souvent sortir notre portefeuille. Alors si très souvent, il s’agissait de montants dérisoires, nous avons tout de même parfois été étonnés par certains prix plus élevés que ce à quoi nous nous attendions (par exemple pour les taxis ou les chauffeurs). Au final, le coût global de notre voyage correspond quand même au budget que nous avions envisagé. Nous n’avons donc pas eu de réelle mauvaise surprise à ce sujet.

En conclusion

Voyager en Indonésie nous a livré une sensation unique pour la simple et bonne raison qu’on a l’impression d’avoir vécu plusieurs voyages dans notre voyage. Cette première découverte du pays nous a ouvert l’appétit et nous n’avons désormais qu’une hâte, y retourner pour poursuivre notre voyage dans ce fascinant pays. Espérons que nous n’attendrons pas aussi longtemps que la première fois…

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