Athènes : trois jours dans la capitale grecque

Athènes, capitale de la Grèce, a été le début de notre voyage avant de nous rendre dans les îles. Au cours d’une après-midi et de deux journées bien remplies, nous avons aussi bien apprécié la découverte des sites antiques majeurs que les balades dans les petites ruelles de quartiers comme Plaka.

On se met dans l’ambiance à Monastiraki

Notre vol en provenance de Bruxelles a atterri aux alentours de 13h20 à l’aéroport d’Athènes. Par conséquent, le temps de nous installer, la journée était déjà bien entamée. Nous nous sommes donc décidés à prendre le pouls de la cité athénienne autour de la place Monastiraki. Avec l’Acropole en toile de fond, cette place est presque digne d’une carte postale, malgré l’agitation qui y règne. De part et d’autre de la place Monastiraki, on retrouve deux ruelles dans lesquelles les magasins de souvenirs abondent.

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On prend notre premier repas grec sur la rooftop du restaurant Savvas. De là, on continue à profiter d’une vue sur l’Acropole avant de terminer notre journée en remontant l’avenue Ermou, centre névralgique du shopping athénien, jusqu’à la place Syntagma.

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Les joyaux de la Grèce antique

Au deuxième jour de notre séjour à Athènes, nous partons à la découverte des joyaux de la Grèce antique. Notre première visite est celle de l’Acropole que nous démarrons très tôt dans la journée afin d’éviter au maximum la foule. Nous arrivons donc à 8h30 devant les guichets, ce qui nous évite de devoir faire la queue car en milieu de journée les files s’allongent rapidement.

Il y a deux entrées au site de l’Acropole. L’entrée principale est située à mi-parcours de la Grande Promenade. La seconde, est située sur le flanc sud de l’Acropole, à quelques encablures de la station de métro Akropoli. En quittant cette station par le fléchage indiqué, il faut continuer tout droit et l’on aboutit sur la Grande Promenade. Un peu par hasard, nous sommes entrés sur le site de l’Acropole par cette entrée. En réalité, il s’agit de la meilleure option dans la mesure où l’on débute la visite au plus bas du site. On monte alors progressivement vers le Parthénon en découvrant les points d’intérêt.

Le premier de ceux-ci est le théatre de Dionysos. Considéré comme l’un des premiers théâtres, il pouvait accueillir jusqu’à 17000 personnes à son apogée. Aujourd’hui, seules 20 rangées ont subsisté sur les 64 niveaux que comptait le théâtre. L’Odéon d’Hérode Atticus est le second théâtre que l’on découvre au fil de notre ascension. Tout aussi impressionnant que celui de Dionysos, on y donne encore à des représentations, notamment lors du festival d’Athènes.

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On atteint ensuite l’Acropole à proprement parler. Sur la droite trône le Parthénon, dont on s’étonne encore de lire que sa construction a duré seulement 15 ans, alors que sa rénovation actuelle dure depuis plus de 30 ans. Outre le Parthénon, l’Acropole compte plusieurs autres édifices de renom tel que le temple d’Athéna Nikè, le temple de Poséidon ou les célèbres caryatides.

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Nous quittons le site de l’Acropole par l’entrée principale. A droite de celle-ci lorsque l’on vient de l’Acropole, se dresse une petite butte depuis laquelle on jouit d’une belle vue non seulement sur l’Acropole mais également sur l’Agora antique et sur toute la ville d’Athènes.

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C’est par la Grande Promenade que l’on se dirige ensuite vers l’Agora antique. La Grande Promenade est un vaste espace piétonnier long de 3 kilomètres et qui ceinture tout le versant sud de l’Acropole. Le soir, il est un lieu de promenade prisé tant par les touristes que par les athéniens.

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L’Agora antique était le cœur de l’Athènes antique. Elle était le centre de la vie administrative, mais s’y concentraient également les affaires politiques, commerciales et sociales. On a surtout été impressionné par le portique d’Attale qui fut la première galerie marchande sous arcades et par le temple d’Héphaïstos, une sorte de Parthénon miniature.

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On poursuit par l’Agora romaine dont seules subsistent la porte et la tour des Vents. Cette dernière était un véritable couteau suisse puisqu’elle servait de boussole, de cadran solaire et disposait également d’une girouette.

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Notre tour des joyaux de la Grèce antique s’achève par la Bibliothèque d’Hadrien, située au nord de l’Agora romaine. Difficile aujourd’hui de s’imaginer qu’elle était composée de 100 colonnes.

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En fin de journée, nous terminons notre tour des joyaux de la Grèce antique par le site archéologique de Keramikos. Initialement lieu d’activité des potiers, le site eut également comme fonction d’être un cimetière. On y trouve également des vestiges des remparts de la ville.

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Infos pratiques

Outre le site de l’Acropole dont le billet d’entrée est à 20 euros, l’entrée à chacun des autres sites coûte entre 4 et 8 euros. Il existe toutefois un package à 30 euros qui donne accès à l’Acropole ainsi qu’à 6 autres sites (Agora antique, Agora romaine, Bibliothèque d’Hadrien, le site archéologie de Keramikos, le temple de Zeus et l’Aristotle Lyceum). Hors saison (d’octobre à avril), le tarif réduit (20 euros) est d’application pour tous.

Du Parlement à Anafiotika

Nous commençons notre troisième jour en suivant la balade proposée dans le guide Lonely Planet. On débute par la relève de la garde devant le Parlement. Celle-ci se tient à chaque heure de la journée. C’est un événement très atypique qu’il ne faut pas manquer avec ses soldats moustachus munis d’une jupe, de bas et des petits pompons sur les chaussures. Nous n’avons pas pu nous empêcher de faire une photo avec l’un d’entre eux après la relève:-)

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Nous poursuivons ensuite notre chemin en traversant le Jardin national d’Athènes pour nous diriger vers le Stade panathénaïque. Beaucoup de personnes se contentent de faire des photos depuis l’extérieur mais le prix d’entrée de 5 euros vaut vraiment la visite! Le stade fut construit en IVe siècle avant J-C pour le déroulement des compétitions athlétiques des Panathénées. Il fut ensuite restauré en 1895, après plusieurs siècles d’abandon, pour accueillir les premiers Jeux Olympiques l’année suivante. Le stade dispose de sièges pouvant accueillir jusqu’à 70.000 spectateurs, d’une piste de course et d’une arène centrale. Le faible nombre de visiteurs permet de découvrir ce stade de façon très détendue, de la piste aux gradins.

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Après en avoir pris plein les yeux, nous poursuivons notre route jusqu’au temple de Zeus olympien. Sa construction commença au VI siècle avant J-C et il a finalement fallu plus de 7 siècles avant que l’édifice ne soit complètement achevé. C’est le plus grand temple de Grèce bien qu’aujourd’hui on ne puisse plus voir que 15 colonnes sur les 104 à l’origine. Le panorama sur l’Acropole depuis le site du temple de Zeus vaut vraiment le coup d’œil.

Nous passons ensuite par la porte d’Hadrien et nous remontons jusqu’au Musée de l’Acropole. N’étant pas trop adeptes des musées, nous décidons de ne pas le visiter mais nous sommes malgré tout passés par sa cafétéria au deuxième étage pour admirer la vue sur l’Acropole. Pour ce faire, il faut demander au guichet un ticket d’entrée pour la cafétéria.


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Après quoi, nous partons à la découverte du quartier de Plaka où on retrouve de nombreuses boutiques et terrasses de restaurants dans les rues piétonnes. Il y est très agréable de s’y promener et de faire un peu de lèche vitrine. Sans s’en rendre compte, on se retrouve très vite dans le quartier Anafiotika où il fait bon se perdre dans les petites ruelles paisibles bordées ça et là de petits restaurants. Anafiotika peut se résumer à un village dans la ville tant la quiétude de ses petites ruelles contraste avec le reste d’Athènes. Nous redescendons pour terminer cette balade vers la place de Monastiraki qui semble décidément être le point central de ville.

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Les transports

De/Vers l’aéroport : Bien qu’il existe plusieurs lignes de bus qui relient l’aéroport au centre-ville, nous avons préféré utiliser le métro. Il faut compter environ 45 min pour rejoindre Monastiraki par la ligne 3. La fréquence est peu élevée (un train toutes les 30 minutes). A l’aéroport, la station des métros et des trains de banlieue se rejoint aisément en suivant les panneaux « To trains » en remontant vers les départs via l’extérieur de l’aéroport.

Tarifs : un trajet simple coûte 10 euros, deux tickets ou un aller/retour 18 euros.

Dans le centre-ville : En réalité, le centre ville d’Athènes est peu étendu. De ce fait, on parcourt aisément la ville à pied. C’est ce que nous avons fait bien que nous ayons quand même pris un pass de plusieurs jours pour le métro afin de pouvoir l’emprunter lors de nos coups de mou. Un ticket simple valable 90 minutes s’achète au prix de 1,40 €. La carte pour 24 heures coûte 4,5 € et il en coûte 9 € pour cinq jours.

L’hébergement

Lors de nos recherches d’hébergement pour Athènes, nous avons trouvé peu attractive l’offre hôtelière de la capitale grecque, avec des prix souvent élevés pour un faible rapport qualité prix. Dès lors, nous avons renouvelé l’expérience avec AirBnb après notre grande première réalisée lors de notre séjour à Rio. Cette fois, nous avons opté pour un hébergement entier et c’est dans le quartier de Kerameikos que nous avons logé, dans un petit studio loué par Anna. Kerameikos est un ancien quartier de fabrique de céramique qui est en cours de transformation. Il est très prisé par les artistes en tout genre, et on y retrouve de nombreux bars branchés ainsi que d’autres signes qui montrent que ce quartier devient « tendance ».

Anna et son amie nous ont accueillis avec une franche hospitalité. Souriantes et non avares de bons conseils, c’est autour d’une liqueur crétoise qu’elles nous ont souhaité la bienvenue. Le studio est absolument charmant et rempli de petites attentions : bouteilles d’eau, bières, snacks, gel douche et une pléthore de documentation touristique. Bref, bien que le contact avec nos hôtes se soit limité à ce moment, il nous a entièrement comblé. C’est donc avec beaucoup de conviction que nous ne pouvons que vous conseiller de séjourner chez Anna pour un séjour à Athènes.

Où manger ?

Sabbas : certainement l’une des adresses les plus réputées d’Athènes, ou du moins de l’avenue Ermou, le restaurant Sabbas jouit avant tout d’un atout non négligeable, c’est sa terrasse avec vue sur l’Acropole. Néanmoins, les assiettes sont généreuses pour un prix raisonnable (entre 7,5 et 10 le plat).

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Falafellas : une petite échoppe située dans la rue Aiolou qui vend des pitas bien agrémentées de falafelles ou de viande, à prix doux (de 2,80 € à 4,80 €). L’adresse est une référence à Athènes. On y mange sur le pouce mais les saveurs sont au rendez-vous.

Tsiknopolis : situé à la sortie de la station de métro Kerameikos, dans le quartier où nous logions. De bons souvlaki à 2,40 €.

Lukumades : à quelques pas de la célèbre place Monastiraki, Lukumades fait référence aux gourmandises traditionnelles. Les loukoumades sont des beignets frits que l’on peut agrémenter de toppings divers et variés. Pour notre première expérience, nous les avons choisis « classiques » c’est-à-dire accompagnés de miel, cannelle ainsi que d’amandes grillées et d’une boule de glace à la vanille.

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