Baie de Naples : Procida et Capri

Loin du tumulte de Naples, nous avons exploré deux îles dans sa baie : Procida est avec ses 4 km², la plus petite île de la baie de Naples est connue pour son village de pêcheurs aux maisons de couleurs pastels. Quant à Capri, sa réputation n’est plus à faire et son principal atout réside dans ces points de vue donnant sur une eau d’un bleu profond. Ces deux îles devaient absolument faire partie de notre semaine à Naples et sur la côte amalfitaine. Nous n’en avons pas été déçus car ce fut haut en couleur et nous en avons pris plein les yeux !

PROCIDA, LA COLOREE

Comment se rendre à Procida ?

Procida est très facilement accessible en bateau depuis Naples. Après avoir visité le Castel San’t Elmo, nous nous sommes dirigés vers le port de Naples « Molo Beverello ». Dans le sens Naples – Procida, nous n’avons eu aucun mal à nous procurer des billets pour le premier départ. Il faut savoir que les liaisons entre Naples et Procida sont très fréquentes et coûtent environ 15 euros/trajet/personne. Nous sommes arrivés au port de Naples à l’improviste mais en haute saison, nous ne sommes pas sûrs qu’il soit aussi facile d’acheter en dernière minute des tickets de ferries.

C’est auprès de la compagnie Caremar que nous achetons les tickets pour Procida pour le bateau de 11h45. Après environ 25 minutes d’attente sur le quai, nous pouvons embarquer. La traversée dure environ 40 minutes.

Marina Grande

Une fois arrivés au port de Procida, nous décidons en premier lieu d’acheter les billets de retour pour la fin de la journée. Les bureaux des compagnies sont situés vers la droite du port lorsque l’on débarque du ferry.

Nous n’étions pas certains des horaires de retour et d’autre part, nous craignions le manque de disponibilités car il y a moins de bateaux pour le retour. Nous avons donc fait cette démarche dès notre arrivée sur Procida et nous vous conseillons fortement de faire de même si vous y prévoyez une excursion sur cette île. En effet, Caremar avait par exemple supprimé sa traversée de 17h55 (bien que SNAV assurait une liaison vers Naples à 18h05). De plus, nous étions loin d’être les seuls, si bien que nous ne sommes pas sûrs qu’il y aurait encore eu des disponibilités en prenant un ticket en fin d’après-midi. Pour notre part, nous avons donc opté pour un retour vers Naples à 16h50.

Nos billets de retour en poche, nous avions alors tout le loisir de profiter sereinement de la petite île de Procida. Malgré sa petite taille, impossible de concevoir d’en faire le tour en si peu de temps, à moins peut-être de louer des vélos (il est possible de louer des vélos électriques – très courant dans la région). Il est toujours un peu difficile de se mettre une contrainte horaire lorsque l’on ne connait pas les lieux. Mais a posteriori, on peut dire que le temps sur place a été suffisant pour voir l’essentiel de Procida.

C’est donc à pied que nous avons arpenté les ruelles de Marina Grande et de Corricella.

Pour rejoindre le village de Corricella, il faut longer le port à l’opposé des bureaux des compagnies maritimes. Déjà à cet endroit, on peut observer quelques maisons colorées. On aboutit ensuite à une petite place que l’on quitte par la Via Vittorio Emanuele et ensuite la Via Principe Umberto. Quelques boutiques animent ces deux rues. Au bout de la Via Principe Umberto, on arrive à l’endroit pour lequel on est avant tout venu à Procida : Corricella. C’est là que nous passerons la majeure partie de l’après-midi, avec un peu de marche, nous avons flâné dans les ruelles et sur les quais et terminé par un déjeuner en terrasse sous le soleil.

L’abbaye di San Michel Arcangelo

Avant de descendre vers Corricella, nous avons grimpé jusqu’au belvédère de l’abbaye di Sa Michele Arcangelo. De là, la vue est à couper le souffle sur Marina della Corricella, le village et ses maisons aux couleurs pastels.

Après avoir contemplé plus qu’il n’en faut ce panorama, nous avons poursuivi la grimpette jusqu’à l’abbaye di San Michele Arcangelo. L’entrée (sur la gauche) ressemble à celle d’une maison, n’hésitez donc pas à y entrer. Comme l’essentiel des églises italiennes, elle abrite de nombreuses toiles et son plafond est joliment décoré.

Corricella

Après l’avoir vue de haut, place à présent à la découverte du cœur de Corricella. Le village est composé de quelques ruelles très colorées où le temps semble parfois s’être arrêté lorsqu’on observe les gens d’un certain âge pendre leur linge aux balcons, parler entre eux sur un banc ou encore vendre leurs fruits dans leur petite camionnette. On y ressent la dolce vita à l’italienne comme on se l’imagine. Mais c’est avant tout sur les quais de son port que l’animation bat son plein. C’est ici que se concentrent les meilleures tables tant pour leur cadre que pour leurs plats. Pour notre part, nous avons profité du beau soleil pour déjeuner en terrasse à la Pizzeria Fuego. Nous y avons d’ailleurs mangé l’une de nos meilleures pizzas durant ce séjour. Cette pause déjeuner a d’ailleurs contribué à nous faire passer une magnifique journée.

CAPRI, LA CHIC

Comment se rendre à Capri ?

Capri étant l’île « star » de la baie de Naples, elle peut se rejoindre à partir de nombreux points de départ comme Naples ou Sorrente. Pour notre part, nous avons pris un ferry depuis Positano, au terme de notre roadtrip sur la côte almafitaine. Le trajet nous a coûté une vingtaine d’euros par personne. Petite remarque : ne sont tolérées que des valises de cabine (comme pour tout trajet en ferry ou en bus dans la région), au risque de payer un supplément bagage. Vu que l’on partait en fin de journée, il n’a pas été nécessaire de réserver notre billet à l’avance. Depuis Positano, nous n’étions pas nombreux à embarquer pour l’île de Capri, contrairement aux différents bateaux qui partaient en direction d’Amalfi. A l’arrivée à Capri, nous ne manquons pas de constater que le ton est donné : les taxis sont du genre semi-limousines décapotables, les serveurs en terrasse sont en costume et les vitrines n’affichent que des marques de luxe. Pas de doute, nous sommes bien arrivés à la très glamour île de Capri ! 

Guide pratique

Le ferry : A notre arrivée en fin d’après-midi sur l’île, nous avons directement pris notre billet de retour pour le lendemain. Nous avons constaté aux différents guichets qu’il n’y avait plus aucune place pour quitter l’île ce jour-là (même pour les derniers bateaux à 20h30) et certains touristes ont eu la mauvaise surprise de devoir passer la nuit sur place.

Le funiculaire : 1,80€ le trajet, c’est le moyen le plus rapide et le moins coûteux pour monter sur la ville de Capri depuis le port.

Le bus : le réseau des bus est relativement bien développé sur Capri et permet de rejoindre pratiquement les quatre coins de l’île. Par exemple, le trajet entre Capri et Anacapri dure environ 15 minutes. Départ toutes les 15 minutes.

L’hébergement : hors de prix dans la ville de Capri. Nous avons malgré tout voulu rester dans cette ville mais pour un hôtel de budget moyen, nous avons été quelque peu déçus du rapport qualité/prix. La meilleure option est sûrement de loger à Anacapri qui se rejoint facilement en bus.

La restauration : Comme pour les hébergements, les restaurants sont généralement très chers notamment sur la Piazza Umberto I ou dans les établissements qui se vantent avoir accueilli des célébrités. Cependant, nous avons pu dénicher deux bonnes adresses : le Raffaele  Buonacore qui sert de succulentes glaces à un prix tout à fait correct et la pizzeria Lo Sfizio qui se trouve sur les hauteurs de la ville.  

Consigne à bagages : il en existe une sur le quai du port ainsi qu’à la station téléphérique de Capri.

Nos coups de coeur

  • Giardini do Augusto (1€ l’entrée) à Capri : Ces sont des jardins très bien entretenus qui se composent de terrasses fleuries aux panoramas époustouflants. D’un côté, on peut y admirer les « Isole Faraglioni », trio de pitons calcaires émergeant des flots. De l’autre, on reste subjugué par la route enlacée de « Via Krupp » qui contraste avec les eaux bleues azur du littoral. Nous avons visité ce jardin en début de matinée mais on vous conseille de vous y rendre un peu plus tard dans la journée pour avoir une meilleure visibilité sur les panoramas (pour les photos).


  • Seggiovia del Monte Solaro (8 € la montée, 11 € l’A/R) à Anacapri : Après avoir patienté dans la file d’attente, nous voilà partis pour une ascension de 13 minutes sur un télésiège nous conduisant au point culminant de l’île (589 m). Le trajet est magnifique et ce serait mentir de dire que l’activité ne nous a pas procuré quelques sensations. Au sommet, la vue est juste spectaculaire ! Si vous avez l’occasion d’y apporter un objectif plus puissant, on vous garantit de magnifiques clichés !


  • La vue sur Capri depuis le chemin qui mène à la Villa San Michele, à Anacapri : elle se passe de commentaire ! 🙂

Capri, c’est fini…

Nous hésitions à visiter la grotte bleue car nous avions lu qu’il s’agissait d’une grande machine à sous. Apparemment, il faut payer un billet aller/retour jusqu’à la grotte, plus un supplément pour prendre la barque ainsi que verser un pourboire au batelier, ce qui représente une sacrée somme au final. Nous n’avons finalement pas eu besoin de nous poser la question de savoir si on la visitait ou pas puisque la grotte était fermée lors de notre passage suite au trop fort vent agitant la mer. 

Bilan

Même si les différents trajets en ferries représentent au final un budget à considérer, la visite des îles Procida et Capri vaut largement la peine. Nous avons été complètement subjugués par les panoramas qu’elles pouvaient offrir. Nous conseillons donc fortement de découvrir ces deux perles de la baie de Naples!

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