Visiter Yogyakarta et Prambanan

Deuxième étape de notre voyage en Indonésie après Borobudur, Yogyakarta est la seule ville indonésienne que nous ayons réellement pris le temps de visiter. Nous y sommes restés trois jours afin de goûter à l’atmosphère de cette ville où vit encore un sultan. Yogyakarta est en outre une excellente base pour rayonner vers le temple de Prambanan. Nous avons également profité du confort de notre hôtel avant d’entreprendre l’ascension des volcans Brom et Ijen.

Que faire dans la ville ?

Colonne dorsale de la ville, la Malioboro Street est à Yogyakarta ce que Kao San Road est à Bangkok. Bordée de commerces en tout genre, elle est le centre névralgique de l’animation à Yogyakarta. C’est le long de celle-ci que la grande majorité des ojeks et carrioles stationnent en attente de transporter des clients.

Faisant contraste avec le centre commercial situé à deux pas, le marché de Beringharjo se divise en deux parties. La première, où l’on accède par la Malioboro, est la partie « nouvelle » du marché où l’on retrouve principalement des vendeurs de batiks. A l’arrière, c’est la partie plus traditionnelle avec surtout des fruits et légumes. Comme dans la plupart des marchés asiatiques, âmes sensibles s’abstenir.

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Vers le sud de la Malioboro Street, on se dirige vers le Palais du Sultan (Kraton). On franchit d’abord une arcade qui débouche sur une immense place, ou plutôt plaine, que l’on traverse sous un soleil de plomb ou que l’on contourne dans l’ombre en longeant les vendeurs de tout sorte, parmi lesquels notre curiosité s’est portée sur des coiffeurs exerçant en pleine rue.

Il y a deux entrées au Kraton. La première, à l’angle nord-ouest, n’est pas la bonne car elle ne permet l’accès qu’à une partie restreinte, bien que certains prétendent le contraire. Il faut donc longer le flanc ouest pour découvrir l’allée menant à l’entrée principale du Kraton. Le point de repère est l’horloge se situant au début de cette allée.

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L’intérêt premier du Kraton, c’est surtout les spectacles qui sont proposés chaque jour de 10h à 12h. En fonction du jour, le spectacle diffère. Gamelan les lundis, mardis et jeudis, théâtre de marionnettes le mercredi, chants et poèmes javanais le vendredi, théâtre d’ombres le samedi et danse classique le dimanche. Notre jour de visite étant un dimanche, nous assistons donc à un spectacle de danse sur une musique de gamelan. Plusieurs duos de danseurs en costume traditionnel se succèdent.

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Après cette petite immersion dans la culture javanaise, nous entamons la visite du palais. Celui s’organise autour d’une cour centrale et d’autres cours annexes plus petites. Dans certaines pièces sont exposés des objets ayant appartenu aux sultans qui se sont succédés à Yogyakarta.

Un peu plus loin que le palais du sultan se tient le Taman Sari (ou Water castle), l’ancien palais de détente des sultans et de sa cour. Le Taman Sari est surplombé par les ruines du château ou « gedung Kenongo » perché sur un monticule d’où l’on jouit d’une belle vue sur Yogyakarta. Un couloir souterrain relie le Taman Sari aux ruines du château.

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Enfin, le Tugu Monument est un petit monument situé au nord de la ville. S’il n’a rien d’impressionnant, il est curieux de constater que beaucoup d’indonésiens se prennent en photo devant ce monument, surtout en soirée. Pour les voyageurs, le Tugu Monument est surtout un excellent point de repère dans la ville, surtout lorsque l’on prend le bus et qu’il faut pouvoir déterminer à quel arrêt il faut descendre.

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Comment se déplacer à Yogyakarta ?

Depuis 2008, Yogyakarta est dotée d’un système de transport public, le Trans Jogja. Le réseau compte 8 lignes fonctionnant approximativement entre 5h30 et 21h00. Il permet de se déplacer dans les principaux endroits de la ville et jusqu’à Prambanan, pour 3.600 Rp/ticket. Solution économique, nous avons emprunté à de nombreuses reprises les bus du Trans Jogja, au point d’avoir croisé plusieurs fois la même accompagnatrice de bus.

Les bus, de couleur vert et jaune, s’empruntent à des arrêts déterminés qui sont facilement repérables puisqu’ils ressemblent un peu à de grands conteneurs surélevés. Il y a toujours un membre du personnel présent à chacun des arrêts permettant de lui demander l’itinéraire à suivre. Un plan du réseau est également affiché à chaque halte.

Se restaurer à Yogyakarta

Notre séjour nous a permis de goûter à trois ambiances différentes lors de nos diners à Yogyakarta. En réalité, ces trois ambiances coïncident essentiellement avec les trois quartiers dans lesquels il est possible de se restaurer.

Comme dans la plupart des villes asiatiques, une ambiance particulière s’installe le soir à Yogyakarta. Des étals, sortis dont on ne sait où, prennent possession des trottoirs. C’est surtout de part et d’autre du passage à niveau, au début la Malioboro, qu’ils sont les plus présents. Dans la plupart d’entre eux, c’est à même le sol que le repas se prend. Habituellement friands de la cuisine de rue, nous avons été un peu déçus de notre expérience à Yogyakarta. En effet, notre choix s’était porté sur un étal où l’on se sert en self-service de satay et portions de riz ou de nouilles. Mais, nous avons été étonnés de voir qu’en fait les satay étaient déjà cuits et qu’ils n’étaient plus réchauffés ensuite.

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Les deux autres secteurs regroupent presque exclusivement des warungs pour les voyageurs. Il s’agit de la Prawirotaman et la Sosrowijayan. Dans chacun de ces deux secteurs, nous nous sommes laissés convaincre par notre guide de voyage quant au choix du lieu. Pour le premier, nous avons testé le Via Via. Aux alentours de 35.000 Rp le plat, nous avons trouvé que tous les plats ne se valaient pas. Niché dans une petite ruelle perpendiculaire à la Sosrowijayan, le Bedhot Resto est probablement le plus populaire du quartier. Pourtant, c’est certainement là que notre mie goreng a été le plus décevant de tout notre séjour.

La visite de Prambanan

Avec Borobudur, Prambanan est sans doute le deuxième plus imposant site religieux de l’île de Java. Pour nous y rendre, nous avons emprunté les bus Tran Jogja. Il faut environ une heure pour atteindre la gare routière de Prambanan. Celle-ci est située à une dizaine de minutes à pied de l’entrée du site. Pour la rejoindre, il faut marcher le long de la route principale en direction de l’Est. On longe alors également le parc archéologique. La première route à gauche mène directement au parking et à l’entrée de Prambanan.

Il y a deux guichets, l’un pour les résidents indonésiens, l’autre pour les touristes étrangers pour lesquels le prix est fixé à 245.000 Rp ! Mieux vaut prévoir l’argent en cash car le terminal Visa était en panne lors de notre passage. A ce prix-là, on a droit à une tasse de thé ou de café avant de débuter la visite.

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C’est vers 8 heures du matin que nous entamons la visite du parc historique de Prambanan. A cette heure, le site est encore très calme, seules quelques personnes y sont déjà présentes pour admirer l’exceptionnelle architecture de Prambanan. On en a fait le tour dans ses moindres recoins. Mais au fil du temps, la foule commence à arriver. Il est alors agréable de quitter le temple de Prambanan pour marcher à travers les allées du parc en direction du temple de Sewu, à l’arrière du parc.

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Le Candi Plaosan est situé à quelques kilomètres du temple de Prambanan. Pour s’y rendre, l’unique alternative à la marche à pied est de faire appel à un ojek. Plusieurs attendent à l’entrée du site de Prambanan. Pour le trajet jusqu’au candi et retour à la gare routière le tarif débute à 100.000 Rp. Nous parvenons à négocier 30.000 Rp de rabais. Au travers de petites routes, on s’immisce le temps d’un instant dans la campagne au milieu de rizières, avant de découvrir le bel ensemble que représente le Candi Plaosan.

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