Nos escapades de cet été

L’été s’est refermé il y a quelques jours pour laisser place à une nouvelle saison. Il laisse également place à de jolis souvenirs de nos escapades estivales. Car, à l’image de nos voyages de la première partie de l’année 2017, consacrés à l’Europe, notre été peut se définir dans cette « logique » de proximité. Si nous n’avons pas fait de long séjour durant ces semaines estivales, beaucoup de nos week-ends nous ont permis de partir à l’assaut de régions ou d’activités proches de chez nous. La Belgique a été à l’honneur, mais pas uniquement. Nous avons également rendu visite à nos voisins frontaliers. Mais contrairement à nos habitudes, cette fois il n’y a  pas eu d’escapade vers les Pays-Bas. Ainsi, comme vous le verrez, nos excursions estivales nous ont beaucoup conduits vers le sud de la Belgique et le nord de la France. 

Phantasialand

Mi-juin, nous trouvions que cela faisait longtemps que nous n’avions pas foulé les allées d’un parc d’attraction. En mal de sensations fortes, il n’en fallait pas plus pour nous décider d’aller nous amuser le temps d’une journée ! Nous avons jeté notre dévolu sur le parc d’attraction Phantasialand. Il a marqué le début de notre saison estivale faite d’excursions à gauche et à droite.

C’est donc à la mi-juin que nous nous sommes rendus à Phantasialand, profitant d’une action promotionnelle du parc qui offrait une deuxième entrée gratuite, valable à partir du mois de septembre. Au prix de 46 euros l’entrée (+ 5 euros de parking), nous y sommes donc retourné une deuxième fois gratuitement vers la mi-septembre. Au niveau de la restauration et des souvenirs, les prix pratiqués sont assez attractifs et le visiteur ne doit pas forcément casser sa tirelire s’il veut se faire plaisir. 

Ce parc d’attraction est situé en Allemagne, au sud de Cologne. A vrai dire, il est géographiquement bien situé car il touche un marché potentiel composé de l’Allemagne, des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et du nord de la France. 

Pour notre part, nous avons vraiment bien aimé ce parc d’attraction qui est tant destiné aux visiteurs appréciant les sensations fortes qu’à un public familial du fait du nombre assez important de spectacles. Des attractions à sensations fortes, nous retenons sans conteste le Taron qui est le nouveau grand huit à grande vitesse du parc. Il est juste sensationnel, sans doute l’une des meilleures attractions que nous ayons faites jusqu’à présent ! Mais nous avons également adoré le Colorado Adventure, le Mystery Castle, le Black Mamba, le Talocan et le Winja’s Fear&Force.

Dernière précision si vous souhaitez vous y rendre, les grilles du parc ouvrent à 9h00 mais la majorité des attractions n’ouvrent qu’à 10h00. Le mieux est alors d’arriver vers 9h30 et de commencer par les attractions qui se situent dans le fond du parc (comme le Black Mamba) pour n’avoir que de très courtes files d’attente.

La côte belge

Pour une bouffée d’air frais, rien de tel que de prendre la direction de la côte belge. Longue d’un peu plus de 70 kilomètres et composée de 19 stations balnéaires, elle est une destination privilégiée des week-ends estivaux, surtout quand il s’agit de week-end de ponts.

Pour les familles qui ont l’habitude de se rendre à la côte, celles-ci ont souvent une station « attitrée ». Pour notre part, Nieuwpoort est notre station balnéaire de prédilection, et ce depuis plusieurs générations. Nous y avons donc nos habitudes comme :

  • Faire du lèche-vitrine le long de l’Albertlaan et en-dessous des Arcades ;
  • Se balader le long de l’estacade et du chenal ;
  • Faire de longs tours à vélo et notamment le long du cours d’eau qui relie Nieuwpoort à Veurne ;
  • Prendre le petit ferry qui fait la traversée du chenal afin d’aller se promener de l’autre côté du port ;
  • Manger des glaces crémeuses chez « Sainte-Catherine » ;
  • Déambuler le vendredi matin au marché matinal de Nieuwpoort-Stad en écoutant les carillons de l’église ou en saison, parcourir les allées d’un marché nocturne, surtout quand il a lieu sur la digue ;
  • Aller sur la plage et installer la toile pour profiter du soleil à l’abri du vent ou au contraire profiter des courants pour faire du cerf-volant.

Lors du 21 juillet, nous avons passé la journée entre amis ce qui a été l’occasion de faire une autre activité « phare » de la côte belge : le cuistax ! Nous avons prolongé par une autre tradition d’un séjour à la mer du Nord : s’attabler à une terrasse d’un restaurant pour déguster une casserole de moules avec des frites. Nous avons enfin terminé la soirée par le feu d’artifice sur la plage tiré à l’occasion de la fête nationale belge.

La descente de la Lesse

La descente de la Lesse est l’une des classiques des activités estivales en Belgique. Il faut dire que l’activité a de quoi séduire par beau temps car elle combine l’activité de kayak et la découverte d’un cadre naturel typique de la Wallonie. Le revers de la médaille est qu’il peut y avoir beaucoup de monde lors des week-ends ensoleillés ce qui enlève quelque peu de son cachet enchanteur.

Sur l’eau, on pagaie, on traverse quelques rapides. Certains se retournent volontairement, d’autres par accident. L’ambiance est à l’amusement. Belgique oblige, beaucoup embarquent quelques réserves de bières et s’arrêtent sur les plages de galets qui parsèment le parcours.

Le clou du spectacle est lorsque l’on atteint le château de Walzin. Agrippé au sommet de la falaise, il offre un cadre très photogénique.

D’un point de vue pratique, il existe deux parcours de descente, sur 11 ou 22 km. La durée de la descente dépend du rythme que l’on imprime mais il faut compter au minimum 2h30 pour le petit parcours et 5 heures pour le parcours de 22km. Lors de notre passage, le tronçon de 22km était fermé suite à un niveau d’eau trop bas après plusieurs semaines de sècheresse.

Le stationnement de la voiture et la réservation des kayaks s’effectuent à l’arrivée, dans le petit village d’Anseremme (juste à côté de la charmante ville de Dinant). De là, on emprunte un bus ou le train pour rejoindre le départ, à Gendron pour le parcours de 11 km ou à Houyet pour les 22 km (un supplément est à payer pour le transport). 

Il y a deux prestataires : Dinant Evasion (les kayaks rouges et bleus) et Kayak Libert (les kayaks jaunes). Le prix est légèrement plus intéressant pour ce dernier prestataire qui a également proposé cet été une action promotionnelle. Mais, l’organisation est plus familiale et moins efficace que celle de Dinant Evasion. Dans les deux cas, les kayaks sont confortables et la pagaie est assez légère. Prévoyez un sac étanche si vous en possédez un. A défaut, vous devrez payer un supplément de 2€ pour un seau hermétique. Prenez également des vêtements de rechange. 

Durbuy Adventure

C’est en profitant cette fois-ci d’une action proposée cet été par le journal « Le Soir » que nous nous sommes rendus à Durbuy Adventure. A l’achat d’une entrée payante, nous bénéficiions d’une entrée gratuite. Le parc propose 4 bracelets de couleur incluant un certain nombre d’activités : le vert (15€), le bleu (35€), le rouge (50€) et le jaune (100€). Nous avons pris le bracelet rouge qui nous semblait le meilleur rapport qualité/prix étant donné que celui-ci donne – par rapport au bracelet bleu – un accès supplémentaire aux ziplines et au free fall rock. Les détails par rapport aux diverses activités seront publiées dans un article spécialement dédié à Durbuy Adventure.

Ce que nous pouvons en retenir, c’est que nous avons passé une super journée sportive ! Le temps était idéal car il ne faisait pas trop chaud (nous n’avons pas donc pas sué à grosses gouttes lors des efforts physiques), ni trop venteux (ce qui aurait rendu certaines activités, comme le zipline, plus compliquées). Le parc offre un grand nombre d’activités qui lui permet d’être ouvert à un large public : aussi bien aux familles, qu’à un groupe d’amis ou encore aux entreprises. Une seule condition, c’est être en bonne forme physique et avoir envie de ressentir une certaine montée d’adrénaline pour la plupart des parcours. Pour nous, c’était un pur régal !

La Baie de Somme

Cette escapade fera l’objet d’un article à part entière car il y a beaucoup de choses à dire sur cette belle région. Néanmoins, impossible pour nous de ne pas mentionner ce gros coup de cœur de nos sorties d’été ! Cela faisait plusieurs années que nous avions envie d’y passer un long week-end en reportant, finalement, toujours l’idée. Mais qu’est-ce qu’il nous a pris ? Cette région située à 3 heures de route de chez nous a été une véritable bouffée d’air frais et nous avons été transportés par un sentiment de liberté que nous a procuré ce contact avec la nature. Nous nous y sommes rendus lors du long week-end du 15 août et malgré l’affluence, nous ne nous sommes pas sentis envahis par la foule.

Pour cette première découverte de la région, nous avons été charmés par les ravissantes stations balnéaires comme celle de Mers-Les-Bains, connue pour ses jolies maisons colorées. Nous avons été étonnés par la beauté des paysages côtiers notamment ceux aux alentours d’Ault. Nous avons surtout été sensibilisés par sa nature comme lors de notre promenade guidée à la recherche des phoques ou lors de la visite du parc ornithologique du Marquenterre.

 

C’est certain, nous reviendrons dans le futur prendre notre bol d’air dans la Baie de Somme ! Cette première approche nous a permis de faire connaissance avec les lieux d’intérêts les plus connus. Pour la prochaine fois, nous prévoyons des balades à pied le long des plages, du vélo et plus de temps pour observer les espèces animales qui peuplent cette région. Et pourquoi pas à bord de notre fourgon aménagé ? En tout cas, après notre expérience « initiatique » de l’Algarve, l’idée d’avoir notre propre fourgon aménagé germe dans notre esprit depuis ce séjour en Baie de Somme…

Le Canal Historique du Centre

L’été, nous aimons aussi embarquer nos vélos pour pédaler sur les nombreux parcours du Ravel. Nous sommes particulièrement friands des promenades le long de l’eau et cette fois-ci nous sommes allés dans le Hainaut découvrir le Canal Historique du Centre. Il s’agit d’un patrimoine fluvial de renom puisqu’il figure parmi les ouvrages d’art exceptionnel au niveau mondial et fut classé au patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO.

Nous commençons notre périple par l’imposant ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu qui n’est pas moins que le plus haut du monde. Pour le découvrir, il est possible de faire une balade en bateau. On entre alors dans les entrailles de ce géant fait de béton et d’acier et on monte à un dénivelé de 73,15m à la seule force de l’eau. Etre face à cet ouvrage force l’admiration. Pour notre part, c’est à vélo que nous franchissons ce dénivelé pour ensuite pédaler en direction du canal historique du centre. Petit à petit, nous remarquons l’empreinte industrielle du site qui a été très importante à l’époque de l’exploitation du charbon. Les dénivelés étaient trop importants dans la région de Charleroi pour l’acheminement des marchandises et c’est pour cela que les différents ascenseurs de la région ont été imaginés et construits.

Arrivés aux anciens ascenseurs du canal du centre, le charme opère tout de suite avec ces dames en dentelles métalliques nichées dans un écrin de verdure. On découvre également la salle des machines de l’ascenseur n°3 où on peut faire une halte. A l’intérieur, on peut comprendre les mécanismes ingénieux permettant le fonctionnement des ascenseurs sans autre apport d’énergie que l’eau.  Nous voilà ensuite remis en selle pour la suite de notre balade. Au fil de l’eau, nous continuons de découvrir les différents ouvrages fluviaux en revenant vers notre point de départ, l’ascenseur de Strépy-Thieu que nous apercevons en contrebas. Le point de vue est magnifique avec cet imposant colosse qui contraste au milieu d’un panorama verdoyant. Après un parcours facile d’environ 25 km à vélo, nous avons été enchantés par cette promenade et nous constatons une fois de plus que la Belgique a des trésors à faire valoriser.  

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